Au nouveaux arrivant

Au nouveaux arrivant
Bienvenus à tous

Pour tous ceux qui débarquent, je vous demande de bien vouloir lire la présentation se trouvant sur la gauche, pour savoir de quoi va parler ce blog !
D'autre part je tiens signaler (chose que je n'ai pas pu faire dans la présentation car Maaadame la présentation ne prend en compte que 10000 caractères !) que j'écris ce blog pour toutes celles qui souffrent de TCAs (troubles du comportement alimentaire), pour leur dire qu'il faut tenir, que l'on peut s'en sortir. J'écris également parce que même si je commence à voir le bout du tunnel, je sais que je ne suis pas encore sortie et que j'aimerai être enfin un peu moins seule à espérer...

# Posté le vendredi 09 mai 2008 15:33

Modifié le samedi 07 février 2009 12:36

Petit oubli...

Petit oubli...
Il y a peu de chances qu'elle tombe sur ce blog mais je tiens quand même la remercier : il s'agit de Justine, dit Youstinette que je visite régulièrement, quim'aide tenir, qui me fait tant espérer...
]à toi Youstinette,
du fond de mon 'tit coeur
Merci !!!

# Posté le vendredi 09 mai 2008 15:52

Au commencement...

12/07/07

Ca y est, j'y suis arrivée, dans les Landes. La caravane est sur pied et moi je suis déglinguée. Je pense que j'ai passé l'âge des journeaux intimes mais pour mes prochaines boulimies, il serait peut-êtrebon que je puisse me dire combien c'est désagréable de vomir, de s'étouffer avec ses doigts, de suffoquer parce qu'un morceau de pomme ou de céréale ne veut pas s'en aller de ma trachée. ,Et puis écrire ça occupe, je réfléchis sur moi et j'évite de penser à la bouffe.
Au commencement...

# Posté le jeudi 15 mai 2008 14:27

Première journée de vacances

Première journée de vacances
[font=Helvetica]
22/07/07

Nouvelle journée ! Aprés midi seule en attendant l'équitation. Les autres sont à la plage et moi j'attend, mille choses se présentes à moi : peinture, écriture, sport, lecture, jeux, té, mais une seule m'attire irrésistiblement : manger et vomir, sans fin (faim). D'ailleur j'ai faim, j'ai vomi ce que j'ai ingurgimais je ne suis plus au stade "se nourir puis se penser sinon rien manger" mais à celui du "tout ou rien" et là c'est le "tout" qui l'emporte.
(Deuxième yaourt avalé, le thé au lait qui infuse : c'est pour régurgiter plus facilement. Je ne pense même pas me déplacer jusqu'aux toilettes mais seulement vomir à même un sac plastique). Ca y est ma crise est terminée. Résultat des courses : 4 yaourts 0%, 5 pépitos chocolat noir, 16 galettes (125g) 2 carrés de chocolat au lait "Milka"; pour tout vomir : 2 thés au lait et 2 doigts dans la gorge. Je dois être chez Sophie dans un quart d'heure, je vais être en retard, bien fait pour moi. J'ai hésité entre les aliments et la quantià absorber ; et j'ai remarqué une chose, peu importe ce que je mange tant que c'est sucré et croquant. Biscuits en tous genres au garde à vous ! Manger. Me remplir sans but et sans raison. Enfin, sans compréhension. Pourquoi ? Juste parce que !

# Posté le jeudi 15 mai 2008 14:57

Modifié le mardi 03 juin 2008 15:13

Journée de boulimie

Journée de boulimie
28/07/07
J'ai dévoré tout ce que j'avais volé: plaquettes de chocolat, biscuits "pur beurre", mini cigarettes russe moitier chocolat. J'ai tout vomi aussi. Je ne saurai dire si je maigris, grossis ou reste au même poid. Mes os semblent plus saillant toutefois, je n'arrive pas à trouver de position confortable pour dormir, "bronzer", même rester assise! Pas un jour, pas un repas (sauf rares exeptions) où je ne vomis. C'est l'enfer. Tiffany, rappelles-toi tes ongles au fond de ta gorge qui grattent les muqueuses; rapelles-toi les suffocations, les apnées douloureuses, rapelles-toi les liquides bileux qui pénétrent dans ton nez, qui te brulent. A chaque fois que je sors des toilettes (toujours ceux du fond), je me dis: cette fois c'était la dernière, j'ai eu trop mal! Mais inlassablement le manège reprend. Et pourtant, horribles sont les moments de boulimie: avant, c'est l'obsession, le manque, la recherche; pensées, actes, tout est dirigé vers la "bouffe", on est désagréable, voire violent aves ceux qui nous entoure, ils sont les obstacles entre nous et le frigo, entre nous et les précieuses denrées. En effet, pour avoir une "belle crise", il faut être seul, le monde ne doit plus exister, il est exclu, il ne nous comprend pas mais il est là. La seul chose à faire: l'envoyer bouler! Se couper de l'exterieur, se calfeutrer comme des amoureux qui ont peur d'être vu. Comme le dit Valérie Rodrigue, "la boulimie est un mariage d'horreur avec la bouffe". Pendant, ce devrait être l'extase, un moment de plaisir ou tout du moins unmoment où l'on se sent mieux, complet, sans manque. Pour moi, ça l'était, au début. Maintenant les crises sembles être vitales: manger, dévorer, se remplir, exister. Dans ce fatras de folie, il semble il y avoir un peu de "bon sens", tout du moins pour mon estomac. J'ai faim; mais je mange jusqu'au débordement (satiété interdite!). Je dévorelittéralement mais avec une certaine prudence tout de même: beaucoup d'eau. Surtout des biscuits croquants, du pain dur que je ramollis dans des thés bouillants (c'est plus facile à vomir). L'absortion d'eau permet de se remplir plus vite et de régurgiter plus facilement, avec moins de douleurs. Mais il ne faut pas se leurrer: tout n'est que souffrances. Lorsque j'ai atteinds "l'état de débordement", l'ultime effort est de se trainer jusqu'au toilettes. Et oui, "se trainer", l'euphémisme est bien là. L'eau et la nourriture provoquent d'affreuses crampes d'estomac, de bouffées de chaleur, de maux de tête (chez moi en tous cas). Alors, toute loque que le suis, je vais vider mon ventre de femme enceinte. La suite, je n'ai pas tés envie de la détailler, sachan tque dans une heure ou deux je vais la revivre. L'aprés est un mélange de regret et d'état rassuré mais aussi d'angoisse de ne pas avoir tout rendu. Pour moi si j'ai encore faim aprés, si je m'écroule de fatigue, alors je suis tranquille. Avoir aussi faim qu'avant: un réminicence de l'anorexie?

# Posté le mardi 27 mai 2008 13:44

Modifié le mardi 10 février 2009 07:07