28/07/07
J'ai dévoré tout ce que j'avais volé: plaquettes de chocolat, biscuits "pur beurre", mini cigarettes russe moitier chocolat. J'ai tout vomi aussi. Je ne saurai dire si je maigris, grossis ou reste au même poid. Mes os semblent plus saillant toutefois, je n'arrive pas à trouver de position confortable pour dormir, "bronzer", même rester assise! Pas un jour, pas un repas (sauf rares exeptions) où je ne vomis. C'est l'enfer. Tiffany, rappelles-toi tes ongles au fond de ta gorge qui grattent les muqueuses; rapelles-toi les suffocations, les apnées douloureuses, rapelles-toi les liquides bileux qui pénétrent dans ton nez, qui te brulent. A chaque fois que je sors des toilettes (toujours ceux du fond), je me dis: cette fois c'était la dernière, j'ai eu trop mal! Mais inlassablement le manège reprend. Et pourtant, horribles sont les moments de boulimie: avant, c'est l'obsession, le manque, la recherche; pensées, actes, tout est dirigé vers la "bouffe", on est désagréable, voire violent aves ceux qui nous entoure, ils sont les obstacles entre nous et le frigo, entre nous et les précieuses denrées. En effet, pour avoir une "belle crise", il faut être seul, le monde ne doit plus exister, il est exclu, il ne nous comprend pas mais il est là. La seul chose à faire: l'envoyer bouler! Se couper de l'exterieur, se calfeutrer comme des amoureux qui ont peur d'être vu. Comme le dit Valérie Rodrigue, "la boulimie est un mariage d'horreur avec la bouffe". Pendant, ce devrait être l'extase, un moment de plaisir ou tout du moins unmoment où l'on se sent mieux, complet, sans manque. Pour moi, ça l'était, au début. Maintenant les crises sembles être vitales: manger, dévorer, se remplir, exister. Dans ce fatras de folie, il semble il y avoir un peu de "bon sens", tout du moins pour mon estomac. J'ai faim; mais je mange jusqu'au débordement (satiété interdite!). Je dévorelittéralement mais avec une certaine prudence tout de même: beaucoup d'eau. Surtout des biscuits croquants, du pain dur que je ramollis dans des thés bouillants (c'est plus facile à vomir). L'absortion d'eau permet de se remplir plus vite et de régurgiter plus facilement, avec moins de douleurs. Mais il ne faut pas se leurrer: tout n'est que souffrances. Lorsque j'ai atteinds "l'état de débordement", l'ultime effort est de se trainer jusqu'au toilettes. Et oui, "se trainer", l'euphémisme est bien là. L'eau et la nourriture provoquent d'affreuses crampes d'estomac, de bouffées de chaleur, de maux de tête (chez moi en tous cas). Alors, toute loque que le suis, je vais vider mon ventre de femme enceinte. La suite, je n'ai pas tés envie de la détailler, sachan tque dans une heure ou deux je vais la revivre. L'aprés est un mélange de regret et d'état rassuré mais aussi d'angoisse de ne pas avoir tout rendu. Pour moi si j'ai encore faim aprés, si je m'écroule de fatigue, alors je suis tranquille. Avoir aussi faim qu'avant: un réminicence de l'anorexie?